Sorcières.. Déesses sombres et magie

Les Streghe.. Les sorcières... Déesses sombres et Magie :-)

 

C'est la lune à son déclin. La lune noire approche. C'est l'heure ou Perséphone porte son voile noir, ses papillons de nuit et cache son visage.

 

Comme d'habitude je retrouve mon arbre et je descends par l'un des trous de son tronc...je descends un escalier jusqu'au temple de la déesse.

Cette fois-ci arrivée dans le jardin je me retrouve à marcher en file indienne derrière d'autres femmes, beaucoup sont très âgées... Elles ont des visages très marqués. Nous marchons longtemps... vêtues de guenilles.. la scène me touche très fortement, on dirait une confrérie (consoeurie ça existe? x))

Et puis je comprends que nous,je?- sommes des sorcières nous rendant à une réunion, un sabbat.

 

Nous passons des bois, montagnes, des ponts... Puis nous voilà à une clairière. Dans une petite cabane, trois sorcières s'agitent au-dessus d'un chaudron, elles saisissent mes mains, elles deviennent comme un livre: elles en tournent les pages. Chacune contient le visage de quelqu'un que je connais, elles rient, me regardent avec leurs visages si expressifs.

Puis l'une d'elle prend ma main gauche et la plonge dans le chaudron fumant. Quelque chose apparaît.

La sorcière sourit et me regarde : "La lumière attire l'ombre". Nous sortons.

Il fait si sombre. Perséphone est à mes côtés. Puis tout s'assombrit. La noirceur me ravit, contre toute attente.

Puis, celle que toutes attendent apparaît. Elle sort d'un nuage parmi les cyprès, fumée grise.

Voilà Hécate, la Triple Déesse, la trois fois née, l'Ancienne. Il fait nuit noire.

Par sa présence je ressens le pouvoir de mon corps de femme, sa sensualité, son énergie.

 

Je me sens en sécurité dans le noir total. Je me dévêtit, je sens que les femmes autour font de même. Dans le silence de la nuit, nous sommes nues et c'est un plaisir immense que de sentir la brise sur ma peau, l'herbe à mes pieds, dans ce noir presque total...

Une créature comme un serpent ou un dragon passe, puis semble s'allonger dans le sol et s'enfouir dans la terre. Je sens que chaque femme est occupée à une activité secrète, intime. Chacune semble saisir des morceaux de nuit, de terre, la nuit semble dégouliner, eau, fluide, malléable, comme de la glaise liquide. Le temps est suspendu. Je m'y essaie.. je sens que de cette noirceur, de ce vide tout est possible. Nous créons à partir du "rien", de l'informe, de l’incréé.

Pour créer il faut oser, oser ce vide, le malaxer, lui donner forme.

Voilà pourquoi le silence et la nuit précèdent toute chose.

Dans l'Ombre je peux être nue, personne ne me voit. Je suis libre d'être et de m'inventer.

Hécate s'approche de moi, elle porte quelque chose de lumineux à mon front.

Elle me dit que je sais où j'ai attrapé "ça". (J'ai eu de violentes migraines et vomissements depuis plusieurs mois, toujours à la période de la lune noire et malgré plusieurs formes de thérapies et soins peu d'améliorations)

 

Elle touche mon front et y pose sa lumière. De son autre main elle touche mon sexe (mon énergie sexuelle se réveille).

Elle me dit de faire appel à elle lorsque j'en ai besoin, si je me sens attaquée, elle m'assure qu' Elle protège toutes ses filles, les noires comme les blanches (elle ne parle pas ici de couleur de peau hein ;) )

Elle ne juge pas, elle laisse le libre arbitre à chacune, Elle est la déesse originelle.

 

Elle me dit "Ton oeil gauche.. Tu as vu quelque chose que tu ne voulais pas voir.. " elle regarde dans mon œil. Je vois toutes les fois où je commençais à voir des choses du monde invisible peu ragoutante et que je préférais fermer- puis elle me montre une scène de mon ancien travail. Elle me montre mon ancien directeur. Prédateur typique.

J'ai été en effet victime de harcèlement par cet homme. Difficile d'en parler, de mettre des mots dessus, puisque cette sorte d'individu agit toujours sur le ton de l'humour, des blagues...J'ai mis un an à m'en sortir, sans violence, mais je n'avais pas vu les préjudices moraux de cette histoire.

Elle me dit "Tu t'es senti harcelé par cet homme, tu as eu très peur. Cela a réveillé quelque chose en toi."

(J'avoue que l'histoire du petit chaperon rouge ne m'a jamais été autant familière qu'à l'époque, vous pouvez rire mais j'ai failli en sortir totalement dévastée.)

Je me vois alors à nouveau à mon travail, il est là. Mais c'est différent cette fois. Parce que je ne suis plus seule.

Face à lui il y a moi, et à mes côtés il y a cette femme, cette grande Sage qui m'accompagne et me soutient.

Il a quelque chose qui m'appartient dans ces mains. Je m'énerve, je me sens en colère.

Elle lui reprend simplement avec évidence ce qui m'appartient. Je l'intègre avec joie.

Je me sens connectée à une grande famille, celles des femmes et de leurs magie de sorcières...

C'est l'heure du retour, le tambour bat le rappel. Je rentre :-)

 

Merci à la Déesse <3 pour ce soin

 

Les périodes de retour à soi (comme avant et pendant  les lunes par exemple), de calme, où parfois on a l'impression d'être mis sous cloche par la vie permettent aussi de créer: trouver de nouvelles idées, refaire peau neuve. C'est dans l'obscurité, le calme et le silence, le retour à soi qu'il devient possible de créer;

 

-l'énergie sexuelle tournée vers soi et non la pro-création permettent la créativité d'idées, projets nouveaux

 

-la sorcière est puissante parce qu'elle est ancrée: elle est solidement reliée aux énergies telluriques, aux animaux et à la forêt, la nature. Le balai symbole phallique rappelle aussi l'Arbre de la Déesse, de la terre-Mère. Il permet à la sorcière de "voler" tout en restant connectée à la Terre.

 

-La solitude, l'obscurité nécessaire à la créativité féminine n'est pas destructrice ni effrayante si elle est soutenue par un groupe, une cohésion fraternelle, aussi discrète soit-elle. C'est pour cela qu'il est important aujourd'hui encore de développer nos liens de sororité, par les cercles de femmes par exemple.

Retrouver ce lien qui nous unit toutes, où chacune peut créer dans son individualité tout en étant soutenue par le groupe, par la présence bienveillante de l'autre.

 

to be continued, au gré de la lune...

 

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